100 agents déployés : la France intensifie les contrôles sur les importations

2 godzin temu
La France crée une brigade de 100 agents pour intensifier les contrôles alimentaires (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

La France crée une « brigade » de 100 agents pour intensifier les contrôles sur les denrées alimentaires importées. La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a annoncé jeudi que cette nouvelle force devra réaliser « a minima 3.000 contrôles sur l'ensemble du territoire » dès la première année. L'initiative vise à apaiser la colère des agriculteurs, furieux de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur.

Les agents de la brigade ne se limiteront pas aux ports et aéroports. Ils contrôleront également « les camions ou les magasins où se distribuent les produits importés », a précisé la ministre lors d'une visite sur la plateforme cargo d'Air France à Roissy-Charles de Gaulle. « Vous voyez bien les actions des agriculteurs qui ouvrent des camions sur la route. Il faut organiser tout cela », a-t-elle justifié. L'objectif est de créer « une force de contrôle qui rassure » et d'agir de manière « rapide et puissante ».

Les produits originaires du Mercosur feront l'objet d'une attention particulière. « Évidemment, dans le contexte actuel, on aura sans doute un regard particulier sur les produits originaires du Mercosur parce qu'il faut donner un signal à nos producteurs dans les secteurs très sensibles que sont la viande, le sucre, l'éthanol, le miel », a expliqué Annie Genevard. Mais « tout fera l'objet de contrôles », a-t-elle assuré.

Contrôles actuels jugés insuffisants

Aujourd'hui, le taux de contrôle des denrées importées « avoisine les 15-20% au global », selon Jean-François Depin de la direction régionale des Douanes. Les contrôles documentaires sont systématiques dans les ports et aéroports français, mais les analyses en laboratoire restent ponctuelles. L'Union européenne impose des taux de test variant de 10% à 50% selon les produits et pays d'origine. Pour les haricots verts du Kenya par exemple, 10% doivent ętre testés, ce qui représente plusieurs centaines d'échantillons par an à Roissy.

Un rapport de la Cour des comptes européenne publié mercredi a déploré des contrôles « inexistants » ou « sporadiques » sur les pesticides dans les importations d'huile d'olive extra-européenne dans plusieurs États membres visités. L'alliance des principaux syndicats agricoles européens Copa-Cogeca a réagi en déclarant que ce rapport « confirme la préoccupation de l'agriculture européenne quant au manque de contrôles ».

Signal à l'Europe

La ministre a insisté sur la dimension politique de cette annonce. « C'est un signal que je veux donner à nos producteurs, à l'ensemble des consommateurs français, mais aussi à l'Union européenne qui doit intensifier les contrôles des denrées importées », a déclaré Annie Genevard. Elle avait déjà promis cette brigade en décembre lors du lancement de conférences sur la souveraineté alimentaire, puis réitéré la promesse pour calmer les manifestations d'agriculteurs.

Les agriculteurs français dénoncent l'accord UE-Mercosur qui faciliterait selon eux l'entrée de produits potentiellement traités avec des pesticides ou antibiotiques interdits dans l'UE. Certains mènent depuis des semaines des « contrôles sauvages » sur les routes et aux sorties des ports. Un rapport parlementaire français de décembre a identifié les céréales, la viande bovine, la volaille et l'apiculture comme « les filières les plus touchées » par les non-conformités, męme s'il reste « impossible d'avoir un chiffre exact ».

La Commission européenne a promis en décembre d'augmenter de 50% sur deux ans le nombre de contrôles effectués à l'étranger. La France a par ailleurs interdit la semaine dernière les importations de produits traités avec cinq substances dangereuses.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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